Presque mort, ça n'existe pas. Soit on est mort, soit on ne l'est pas. Mais on ne peut pas être "presque mort".
Si j'écris, c'est sans doute que je suis vivant. Oui, surement. Quoique. Vivant réellement, mort virtuellement, c'est ce qui me caractèrise en ce moment. Je ne sais pas combien de temps exactement celà fait que je ne suis pas venu ici. Enfin me revoilà. Ponctuellement, cette fois.
Avoir un blog. C'est comme une plante, il faut s'en occuper, sinon elle crève. Et après tant de temps d'absence, je me demande si quelqu'un s'appercevra que la plante vit encore. Comme si un médecin sourd essayait d'écouter votre coeur battre.
Avoir un blog. Vouloir le continuer mais n'avoir rien à dire.
Avoir un blog. Vouloir l'arrêter alors qu'on a encore tant de chose à dire.
Je suis passé par ces deux phases, souvent. Le monde réel m'a attrapé. Les addictions viennent, prennent et passent. Celle du blog, presque celle de l'ordinateur sont passées.
J'aime quand même revenir ici. Sans doute plus qu'avant. La rareté sans doute. Ou parce que je ne me l'impose plus. Que j'agis de plein gré. Ma volonté. Sans contraintes.
Je ne regrette pas tout, c'était quand même bien sympa les blogs.
Non, je n'arrête pas. Non, je ne continue pas. Je tenais quand même à le dire. Je ne suis pas parti comme ça sans rien dire, je reste disponible par les autres moyen de communication. Et pour ceux qui voudraient faire un lien entre état d'esprit et blog, il n'y en a pas.
"I'm going nowhere fast, that's what they say"...
Perdu, possible. Quite dead.