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Sous l'eau, sous la peau.

Bien que j'apprécie la place et la grande cours de jeu qui m'est offerte, je n'apprécie pas particulièrement conduire sous la pluie. Tout dépend de l'humeur de toute façon. Les essuies-glaces balaient le pare-brise, essuyant tant bien que mal l'eau qui tombe.

Et mes essuies-glaces, où sont-ils? Merde, j'ai oublié de les prendre, c'était une option. On va dire que la manche du pull, c'est le balai d'urgence, celui qui vient frotter les yeux en dernier recours, quand il n'est plus possible de faire autrement.

Phénomènes climatiques et phénomènes sentimentaux. La comparaison est intéressante, surtout quand tout se produit en même temps. C'est là qu'on s'apperçoit qu'effectivement, si on n'essuie pas, on ne voit pas.

Sous les gouttes qui coulent, la peau. Et sous la peau, les frissons qui courent. Non, il ne fait pas un froid. Un pull et du chauffage, la température est bonne. Mais les frissons courent si vite.

Ils vont trop vite et sont déjà trop loin pour que je les rattrape. Mécaniquement, ma vitesse est limité.

On s'attend au prochain feu rouge. Je vous embarque pour longtemps.

28.11.07 23:27


Squat.

Ici, c'est mon squat. Ici, je viens quand je ne sais pas où aller. Ici, c'est ma plage. Ici, c'est mon ponton sur un grand lac.
Ici, c'est un endroit où je peux m'imaginer m'assoir sans mur pour me faire face, avec l'infini de l'horizon devant les yeux.
Ici, c'est presque un endroit où je pourrais me sentir bien.

"Today is the last days of our lives" 

Je ne sais pas trop pourquoi je viens ici. J'espère peut-être y trouver quelque chose ou quelqu'un... Peut-être moi, tout simplement.

Je reviens, sans savoir ce qui m'attire réellement. Je reviens, d'une façon assez passive. Aspiré.

Encore une fois, cette nuit, comme d'autres par le passé, j'ai envie de venir ici, j'ai envie d'écrire. Ecrire comme si je pouvais lancer indéfiniment un caillou dans l'eau. C'est peut-être sommaire comme activité, mais elle me relaxe. Elle laisse mon esprit se reposer.

Alors qu'il est trop souvent égaré.

Je voudrais écrire quelque chose de bien pour changer, mais les seules choses qui sortent... sont ici. Désolé.

9.9.07 02:28


Open wound.

J'ai trouvé un nouveau couteau.

J'ai trouvé un nouveau moyen de me trouer, de me couper en faisant de nouvelles traces qui n'empiètent pas sur les anciennes.

J'ai de nouvelles blessures, j'ai de nouvelles plaies. Encore plus vives que celles qu'on réouvre.

J'ai été habitué à la douleur. Avant. Plus maintenant. Peut-être le redeviendrai-je.

J'ai de nouvelles blessures. J'ai de nouvelles plaies.

 

Et des écorchures, par centaines.

7.9.07 02:22


Plus et moins con qu'une poule.

Il paraît qu'on peut être aussi con qu'une poule qui a trouvé un couteau. Seulement, la poule saurait sûrement quoi faire du sus-dit couteau, si elle avait ne serait-ce qu'une seule plaie.

Non, décidément, il faut que j'arrete les Deftones, je crois que chacun de leur titre m'évoque quelque chose. Et c'est pas toujours joyeux.

Oh un couteau. Oh des plaies qui ne sont pas si refermées que ça. Que faire, que faire? Remuer. Raviver. Ouvrir un peu plus encore. Et surtout, surtout, arracher les cicatrisations. C'est tellement drôle.

Au moins la poule, même si elle avait une plaie, on peut parier qu'elle n'y remuerait pas le couteau. Je vais finir par croire que c'est un monde meilleur que celui dans lequel on ne sait pas ce qu'est un couteau.

4.9.07 01:41


Un an, envolé.

Je sais que je ne suis pas très souvent venu ici, pendant un moment. Pour le peu de gens qui me connaissent et qui connaissent l'existence de ce blog, et surtout pour ceux qui me connaissent et qui viennent lire ici, ils savent que c'est plutôt bon signe, vu l'ambiance générale qui règne.

Je sais que j'ai souvent voulu mettre fin aux jours de ce blog, que j'ai souvent voulu tout abandonner, tout supprimer. Je sais les réactions que j'ai quand je parle de tout ça.

Et avec l'énorme plantage de 20six, on peut dire que c'est un souhait qui se réalise.
Juste un problème... Ce n'est pas ma volonté. Oui, je voulais tout garder d'ici, ne rien supprimer. J'ai d'un coup l'impression qu'on vient de me retirer un an de ma vie. C'est assez... étrange comme sensation, je vous l'accorde.

Revenir si loin en arrière... Et penser à tout ce qu'il s'est passé pour moi depuis cette dernière note, celle d'un train qui s'en va loin. Je ne vais pas revenir sur ces mois que j'ai vécu, parfois heureux, parfois malheureux.

Si je ne viens en général ici que quand je vais mal, et vous allez rire, mais ça aide, d'avoir un endroit comme celui-là, même quand je vais bien.

 

Je regrette beaucoup que ces quelques notes se soient envolées et qu'elles ne reviennent jamais. Je ne me suis jamais relu, c'est vrai, je n'ai jamais parcouru le blog pour y chercher un souvenir ou quoique ce soit... C'est pourtant une partie de moi qui vient de se faire arracher.

2.9.07 02:39


Dead.

Un grand TGV vide et froid
Je rentre chez moi
Une sale journée vient de passer
La pire qui puisse exister.

Je ne reverrai plus ces yeux
Tes yeux où je plonge
Et mon écharpe qui fait éponge
Dans le reflet de la vitre, mes yeux.

Je pleure de te perdre
Je pleure d'arrêter
J'aurais voulu continuer
Je suis une merde...

A n'en pas douter
Je suis celui en trop
C'était si beau...
"Nous", exister.

8.5.06 15:23


Quite dead.

Presque mort, ça n'existe pas. Soit on est mort, soit on ne l'est pas. Mais on ne peut pas être "presque mort".

Si j'écris, c'est sans doute que je suis vivant. Oui, surement. Quoique. Vivant réellement, mort virtuellement, c'est ce qui me caractèrise en ce moment. Je ne sais pas combien de temps exactement celà fait que je ne suis pas venu ici. Enfin me revoilà. Ponctuellement, cette fois.

Avoir un blog. C'est comme une plante, il faut s'en occuper, sinon elle crève. Et après tant de temps d'absence, je me demande si quelqu'un s'appercevra que la plante vit encore. Comme si un médecin sourd essayait d'écouter votre coeur battre.

Avoir un blog. Vouloir le continuer mais n'avoir rien à dire.
Avoir un blog. Vouloir l'arrêter alors qu'on a encore tant de chose à dire.

Je suis passé par ces deux phases, souvent. Le monde réel m'a attrapé. Les addictions viennent, prennent et passent. Celle du blog, presque celle de l'ordinateur sont passées.

J'aime quand même revenir ici. Sans doute plus qu'avant. La rareté sans doute. Ou parce que je ne me l'impose plus. Que j'agis de plein gré. Ma volonté. Sans contraintes.

Je ne regrette pas tout, c'était quand même bien sympa les blogs.

Non, je n'arrête pas. Non, je ne continue pas. Je tenais quand même à le dire. Je ne suis pas parti comme ça sans rien dire, je reste disponible par les autres moyen de communication. Et pour ceux qui voudraient faire un lien entre état d'esprit et blog, il n'y en a pas.

 

"I'm going nowhere fast, that's what they say"...

Perdu, possible. Quite dead.

22.4.06 03:45


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